Louis-Antoine Hoffmann est d’abord un élagueur : il monte dans l’arbre à la corde, là où une nacelle ne passe pas. Mais en Haute-Savoie, ce n’est pas ce qu’on tape. Mesurée au Planificateur de mots-clés de Google, la seule recherche locale du métier qui ait un volume est « paysagiste haute savoie », avec 140 recherches par mois ; « élagage haute savoie » n’en fait que 40. L’accueil porte donc le mot que les gens emploient — « Paysagiste & élagueur en Haute-Savoie » — et dit tout de suite ce qui le distingue : un seul artisan au bout du fil, qui grimpe lui-même.
Le reste du volume n’est pas local du tout. « Clôture jardin » fait 27 100 recherches par mois, « élagage » 18 100, « entretien jardin » et « abattage arbre » 2 900 chacune, « création jardin » 260. Ce sont les cinq prestations qui ont reçu leur page, parmi les dix qu’il fait : chacune répond aux questions qu’on se pose avant d’appeler, de la saison à la règle du Code civil, sans un prix ni un délai qu’il n’a pas donné.
Pour la zone, il a donné un rayon : 50 km autour d’Annemasse. Cinq communes ont été retenues pour avoir leur page — Annemasse, où il est installé, puis Annecy, Thonon-les-Bains, Saint-Julien-en-Genevois et Bonneville, les plus grosses de son rayon — et chacune parle de ses jardins à elle, à partir de faits publics cités : la densité d’Annemasse et ses jardins mitoyens, le Léman et la bise à Thonon, l’Arve à Bonneville. Les onze autres communes sont nommées, sans page : une page ville sans rien de local à dire ne servirait à personne.